Posted on May 13, 2009
Le mouvement universitaire dure depuis 14 semaines à Stendhal. Si mardi, l'AG s'est prononcée en faveur du déblocage, le mouvement persiste. Qu'en est-il de sa médiatisation ?
"Au début, une journaliste a rapporté que 50 communistes bloquaient Stendhal, s'insurge Jean-Luc. Ça me gène profondément !" Son comparse, Tim, se rappelle comment les premiers grévistes ont été qualifiés : "On nous a décrit comme une poignée de révolutionnaires cagoulés, de marginaux fumistes".
Au delà des mots, c'est la portée minime des actions entreprises qui font mal. "Après trois mois et demi de mouvement sur le campus, nous avons très peu de retombées nationales. On retenait parfois l'attention de France 3 pour l'édition régionale". Depuis peu, de nouveau médias font leur apparition comme France 2 ou i-Télé.
Serait-ce la longévité du mouvement qui apporte du crédit et de la visibilité ? "Non, pour moi c'est le sérieux du mouvement qui a primé. N'oublions pas que la neutralisation a d'abord été proposée par Paris 3 (Sorbonne Nouvelle, ndlr). Nous sommes fiers du choix de Stendhal" précise Tim.
"Notre cause est importante. Ce qui est en jeu, c'est la défense du droit d'apprendre", ajoute Jean-Luc. A ce sujet, la majorité a plaidé mardi pour la reprise des contacts pédagogiques.
"Maintenant, il nous faut des contenus pour préparer l'année prochaine" conclue Jean-Luc.
Deux inconnues : le mouvement s'essoufflera-t-il en raison des vacances ? Les médias relaieront-ils les exigences étudiantes avant qu'un nouveau blocage paralyse la fac ?
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