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Posted on Apr 9, 2007

:::Darken:::

La pluie. Encore la pluie. Toujours la pluie. Cette ville n'avait décidément pas volé son surnom. Il pleuvait en effet depuis 6 mois sur Umbrella, plus rarement appelée New Tokyo. Je dis 6 mois, mais la durée exacte est peut-être autre, le temps m'échappe et il s'en fout. De toute manière nous n'attendons plus le soleil, ce capricieux feignant peut aller se faire voir ailleurs. Et tandis que le ciel pleure sur nos têtes, mon cher et tendre partenaire dort tranquillement. Il est chez elle, dans leur sordide taudis qu'ils appellent appartement. Je ne comprends pas comment il est humainement possible de vivre dans un endroit pareil. Mais il ne l'est pas, humain. D'où mon indulgence et mon "Ouai, ouai, ok." lorsqu'il me demanda de venir le chercher là-bas tous les matins.

Elle le rallume tous les jours à la même heure, à 5 ou 10 minutes près. Aujourd'hui, pour ne pas faire comme d'habitude, je la trouvais endormie dans son lit, et mon partenaire éteint dans son siège, tout près d'elle, son manteau de service toujours sur les épaules, tel une couverture lui recouvrant tout le corps. J'allumai la lumière, ce qui eu pour effet de ne réveiller qu'un seul de mes deux amis, bien entendu. Tandis que je mettais en route la machine à café, elle se chargeait de l'autre. Tout un rituel. Ces cyborgs C-10 ne datent pas d'hier, l'époque où la compagnie Mantek ne distribuait que des cyborgs à batteries. Elle se dirigea vers la salle de bain, seule pièce fraiche et humide de l'appartement où le ventilateur n'avait pas été éteint de la nuit, puis décrocha la batterie encore chaude d'une recharge nocturne de 6 heures. Tout en décalant légèrement son manteau, elle ouvra manuellement le thorax de mon ami, y placa brutalement son petit coeur de fer, sans oublier le traditionnel petit coup de poing sec, pour bien le caler -klonk-. Elle referme la poitrine, il ouvre les yeux.

Même spectacle tous les jours pour lui. Imaginez, vous vous réveillez, et tous les matins en ouvrant vos petits yeux vous voyez la même image. Cela doit avoir son petit effet. Mais plus j'y pense et plus je me dis que c'est la même histoire pour tous les couples. Cela dépend juste du coté sur lequel on s'est endormi. Ceci dit, elle n'était pas non plus n'importe qui, mais tout simplement la plus jolie. Je ne rajouterai pas d'autres superlatifs, jolie suffit. Le café était prêt. J'en servis dans une tasse, apparemment propre et sur laquelle était gravé un clown au sourire surdimensionné. Puis la lui déposais sur sa table de chevet, elle s'étant recouché:
- Tiens, et me dit pas merci
- Je t'emmerde, j'ai pas envie de parler.
- Bonjour Gabriel
- Salut mon beau. Tu peux peut-être me raconter quel exploit a encore réalisé ta maitresse hier soir pour être dans un tel état ce matin ?
- Elle m'a demandé de ne rien dire. Il ajouta un petit clin d'oeil, j'aurai droit au récit complet dans la voiture.
Je lui remis son arme de service, et bu cul sec ce café merdique qu'elle avait du piquer dans je ne sais quelle superette du coin.
A l'aide de son bras gauche, il remonta la couverture jusqu'aux épaules de blanche neige la grincheuse.
- Merci Max, sois prudent.
- Et moi je peux crever ?
- Fais donc cela.
La journée semblait promettre son lot de jouissances...

On arrivait enfin à la voiture
- Tu pourrais pas prendre un putain de parapluie ?
- Je n'en ai pas besoin, je suis étanche.
- Et alors ? Je m'en fous que tu sois étanche, mes sièges ne le sont pas eux ! Ca va encore puer le chien mort...
- Arrêtes de râler Gab, tourne plutôt à gauche, vers Mandy Street.
- Tututu, depuis quand tu donnes les ordres toi ?
- S'il te plaît, j'ai un truc à faire chez Cheap avant d'aller au poste.
- Cheap ? Tu sais que je déteste aller chez ce voyou, si ça tenait qu'à moi je l'aurai déjà embarqué depuis longtemps, lui et son matos illégal.
- Tu me dois bien ça.
- Je t'emmerde, sac à boulons.
- Toi de même sac à viande.
Au bout de Mandy Street se trouvait une petite ruelle, Epoh Street, bardée d'échoppes, le souk façon 22ème siècle. On y trouvait entre autres de la drogue, des vêtements volés, des pièces détachés dernier cri, mais également des choses plus normales, telles des légumes, des fruits ou encore des organes humains. Lorsqu'un crime avait lieu à Umbrella, c'est toujours par ici que l'on commençait les recherche. J'y étais donc évidemment connu, ce qui ne me plaisait pas tant que ça.
A l'entrée de cette ruelle était écrit en néons scintillants "Welcome to the real world". Hommage à un film du siècle dernier qui aujourd'hui nous fait bien rire étant donné son caractère prophétique. Cette ruelle avait accepté la fatalité qui s'était abbatue sur l'humanité. C'était bien l'un des seuls endroits où c'était le cas. Max s'y sentait bien, un peu chez lui, ou du moins, pas étranger. Le plus grand ghetto cyborg se trouvait d'ailleurs à un bloc d'ici.
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Cheap tenait l'échoppe N°28. Donc logiquement entre la N°15 et la N°9. Oui, il n'y a pas d'ordre ici, je vous l'ai déjà dit.
De la même façon que le quartier d'Akihabara s'était transformé en quartier informatique après la 2ème guerre mondiale, histoire de revendre les restes éléctroniques d'une armée déchue, le quartier d'Epoh avait accueilli les rebuts de la dernière guerre en date, la grande et belle bataille du Pacifique, également appelée "La Fin".
Cela fait donc 10 ans que Cheap se trouve ici, à vendre sa merde au plus offrant. La Fin ne lui semblait pas loin, comme pour beaucoup d'habitants d'Epoh, il avait la sensation de ne l'avoir jamais vue, cette fin. C'était un homme de petite taille et son dernier gateau d'anniversaire devait bien porter une cinquantaine de bougies. Mais n'ayant ni dents, ni menton, son dernier gateau devait bien dater d'avant La Fin. Cheap était doté de ce qu'on appelle communément un Sous-titre. Une espèce de plaque digitale posée à la place de sa machoire inférieure. Il y était inscrit en temps réel les paroles qu'il prononçait. Sa voix était si incompréhensible que cet outil lui était devenu indispensable pour commercer. Seuls quelques uns de ses mots étaients audibles, dont le fameux "Cheap ! Cheap!" qui ponctuait chacune de ses phrases et qu'il lui avait valu ce surnom grotesque. Son rire gras et fort n'avait également pas besoin d'être sous-titré.
- Mawwwk ! "Max !"
- Salut Cheap, comment vas-tu ?
- Aa aaaaé , euchke a ha che waa ha con euu Gab ! Bwahahaha ! "Ca allait, jusqu'à ce que je vois ce con de Gab !"
- Laisse, il m'accompagne seulement. On est ici pour une affaire privée. J'ai besoin de toi, de ta magie.
- Euu téoouut maaa aahi "Je t'écoute mon ami"
Max enleva de son bras gauche son long imperméable qui recouvrait ses épaules pour laisser apparaitre une attroce blessure qui amena Gabriel à pousser un cri. Son bras droit avait disparu, comme arraché.
- Mais bon sang, que t'est-t-il arrivé ?? s'exclama Gabriel médusé
- Ca fait partie des exploits d'hier soir de Madame, je n'ai pas eu le temps de t'en parler.
- Bordel mais t'aurais du m'appeler dés que ça t'es arrivé !
- Je n'ai pas pu, je ne voulais pas. Laisse Cheap me réparer ça, va au poste, et repasse me chercher dans 2 heures, ça va être un peu long je crois. Qu'est ce tu en penses Cheap ?
- Ahh bahh aa éé uur, éé aah o a ouaah. Eé ah a eu ououte cher innn ! Pas CHEAP CHEAP ! "Ah bah ça c'est sur, c'est pas beau à voir. Mais ca va te couter cher hein !"
- Ne t'inquietes pas, je m'en doutais, tu auras ce qu'il faut.
- Ca va là ? je vous dérange pas ? Max, je ne bouge pas d'ici tant que tu ne m'as pas raconté ce qu'il s'est passé !
- Gabriel, je t'en pries, ne soit pas comme ça, pas maintenant.
- Putain tu me sidères. Il regarda autour de lui quelques secondes puis se retourna vers Max, le pointa du doigt et repris:
Je sais pas pourquoi je t'autorise, mais je veux te voir là dans 2 heures. Parceque tes petites cachoteries pourraient me coûter cher !
- Je serais là.
Gabriel tourna ses talons à 180° et parti comme une fusée tout en grommelant des insultes à tous ceux se trouvant sur son passage. Lui qui malgré sa faible fortune avait toujours l'allure classe, passait pour la première fois pour un rustre idiot aux yeux de Max, ce qui lui enleva son sourire. Il vit même Gabriel au loin enlever son chapeau. Pas de doutes, il était extrêmement en colère. Il faudra être diplomatique pensa Max tout en se retournant vers Cheap.
- uii ouaah "Suis-moi."
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Dans une quasi obscurité, Cheap emmena Max à l'arrière boutique. Une espèce de vide grenier mais, bizarrement, à l'allure ordonnée. On devinait que chaque objet avait été placé soigneusement, et que chacun était à sa place. Le toit paraissait quand à lui très fragile, et semblait pouvoir s'effondrer à tout moment, la pluie claquant fortement ne rassurait pas Max. Au bout de cette pièce se trouvait une porte métallique assez peu aguicheuse, et si une pancarte avait été placée dessus, on y aurait certainement lu "Bienvenue & Adieu !". Cheap, lui, ne se posa pas de question et ouvra franchement la porte, qui grinça tel un cyborg C-1 qui plierait son bras vieux de 100 ans.
Cheap était technicien cybernétique, sur le front, pendant la bataille du pacifique. Il réparait aussi bien les cyborgs que les demi-hommes. On appelait ainsi les personnes ayant au moins un membre robotisé. Cela pouvait être une main et parfois ne restait d'humain que la tête.
Cheap, était le meilleur de son régiment. Il était surtout rapide. Mais lorsque qu'un laser lui arracha la moitié inférieure de son corps, et son menton, personne ne fut la pour lui. Il s'est finalement "réparé" tout seul. Ce demi-homme qui n'était déjà pas bien grand, se cacha dans le quartier d'Epoh, comme tant d'autres déchets. Il aimait dire "Je suis descendu en bas !". N'y voyez aucun euphémisme. Aucun.

C'est donc ici qu'il opère ses clients, qu'il fait parler sa "magie" comme les habitués aiment à dire. La pièce ressemblait à une vieille salle d'opération mixée à un atelier de garagiste. Un peu de sang se trouvait sous le fauteuil d'opération, surement des restes du précédent "tour" de Cheap. Ce dernier ouvrit une petite trappe au sol. Elle était à peine cachée par un tapis dont les motifs avaient disparus, usé par les pas des nombreux clients. Cette trappe menait à la cave de Cheap, une vraie caverne d'Ali Baba. Tout son matériel y était stocké, aussi bien robotique, qu'humain. Il avait même racheté les caves des échoppes voisines et abbatu les cloisons pour en faire la plus grande pièce de stockage de tout Epoh. Y rentrer donnait le tournis. Lui connaissait par coeur l'emplacement de chacunes de ses pièces détachées.

Max s'installa dans le fauteuil et fixait une photo au mur où l'on voyait Cheap entouré de camarades armés, surement une "photo de classe" datant de La Fin.
- Il me reste pas grand chose d'adaptable à ta carrure mon vieux ! Sa voix résonnait dans toute la cave pour finalement remonter toute tremblante par la petite trappe ouverte. Heureusement pour Max, un écran vidéo, placé en dessous de la photo de classe, montrait Cheap et affichait ses paroles comme son Sous-Titre le faisait.
- Fais comme tu veux, fais pratique.
- Il me reste un bras de C-12 un peu abimé, mais je peux l'upgrader un peu avec un reste de bras de D-10, tu sais la derniere génération !
- Parfait, ça fera l'affaire.
- Mais c'est leur nouveau métal doré, ça va jurer avec ton corps gris pale !
- Ah oui c'est vrai, ça va pas plaire à ma petite amie la machine à café et mon pote le lave linge va trouver ça ringard ! Nan mais sérieux, tu crois vraiment que j'en ai quelque chose à faire ? Allez, remonte me mettre tout ça.
- Comme tu veux chef, c'est toi qui payes, et c'est pas cheap cheap ! BWAHAHAHAH !
- Demi-homme mais pas demi-commerçant hein !
- C'est bien la seule chose dont on ne m'enlevera aucune moitié ! et son rire gras redoubla d'intensité.
Cheap remonta de son trou les bras encombrés de métal.
- Bon alors, tu vas me dire ce qu'il t'est arrivé ?
- Non Cheap, j'ai pas envie d'en parler et tu n'as pas besoin de savoir.
- Encore une histoire avec ta pute ça !
- NE REDIS JAMAIS CA, TU M'ENTENDS ? hurla Max le poing serré, debout devant Cheap, le dépassant d'au moins 5 têtes humaines.
- Hola, tout doux, tout doux mon grand ! Oublions tout ça. Tu veux un truc perso sur ton nouveau bras, une inscription, un petit tuning, genre lame ou piques ?
- Nan... Ca ira. Par contre mets moi un écran vidéo avec disque dur dans l'avant bras ainsi qu'une mini caméra au bout de mon index.
- Ok, chef. Ca sera le petit cadeau de la maison.
- Merci.
- Je te débranche pendant l'opération ?
- Ahah, c'est ça ouai, pour que je me trouve revendu en mille morceaux aux quatres coins d'Epoh dans une heure ? NON - MERCI !
- Bonjour la confiance...
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A bord de sa fidèle D-Trex, Gabriel arriva enfin au poste de police. C'était un batiment moderne, construit juste après la fin de La Fin. Il faisait partie du projet de renovation de la ville, New Tokyo et comme beaucoup de batiments administratifs il fut reconstruit de fond en comble. Le matricule de Gabriel, I2891A, tatoué sur sa tempe droite lui permettait de passer le portillon de sécurité, à l'aide d'un ingénieux système d'authentification (son tatouage était composé de puces électroniques et seul le département policier en connaissait le secret de fabrication). Si le batiment était récent, le personnel ne l'était pas. Et l'ordre qu'inspirait la batisse vue de l'extérieur se dissipait aussitôt rentré dans ce qu'on pouvait appeler honnêtement un "gros bordel".
- Hey Angel, t'as vu l'heure ?
C'était M. Rekia, le supérieur de Gabriel Angel. Un petit vieux à lunettes qui au premier abord avait tout de l'homme antipathique. Mais Gabriel avait appris à l'aimer, ce que Rekia lui rendait bien.
- Excusez moi patron répondit-il d'un ton fatigué.
- C'est pas grave fiston, mais ce qui l'est plus, c'est que tu es tout seul ! Où est ton partenaire ?
Gabriel avait eu tout le trajet pour trouver une excuse, mais l'inspiration lui fit défaut et tout ce qu'il trouva fut un malheureux:
- Une panne de recharge. Il lui manque 2 heures, je repasses le prendre tout à l'heure...
- Encore ? C'est la 3ème fois ce mois-ci Gab ! Depuis le temps que je te dis de te débrasser de ce vieux tas de ferrailles, il nous reste des D-10 en stock tu sais. Je peux t'en avoir un quand tu veux, t'as qu'à demander !
- Je sais je sais, c'est gentil patron mais je suis attaché à Max, et il n'y a qu'avec lui que je me sens en sécurité.
- Bordel, s'attacher à une machine, je comprendrais jamais. Si au moins c'était une pin-up ! Mais il ressemble plus à mon dernier frigo qu'à autre chose... Enfin peut importe, encore une problème de ce type et je te le mets à la fourrière ton Max.
- Je veillerais à ce que cela n'arrive pas patron. Je vous le promets.
- Bon, on vient de recevoir un coup de fil de la D.N.A., ils ont retrouvé 2 maccabés, apparemment humain, du coté de la vieille église. Je te mets sur le coup ?
- Bah, y'a autre chose ?
- Pas pour le moment.
- Va pour les maccabés alors. Je passe prendre Max et sur le retour on s'arrêtera à la vieille église, c'est sur le chemin.
- Parfait, fait moi un premier rapport pour 20h.
- Comme d'hab, Monsieur Rekia, comme d'hab dit-il nonchalament en se dirigeant vers la sortie.

Sur la route l'amenant de nouveau à Epoh, Gabriel pensait à la remarque de Rekia. Un frigo... Il trouvait qu'il exagérait beaucoup, car Max, malgré ses 2 mètres et sa carrure d'armoire à glace, avait tout d'un humain, certes en métal et encore un peu carré, mais Gabriel se souvenait avoir trouvé cette génération de Cyborg très design et particulièrement touchante. Il savait qu'il était l'un des seuls à le penser. Un énorme scandale avait accompagné la mise dans le commerce de ces cyborgs C-10. Pour la première fois, ils ressemblaient terriblement à des humains et un malaise s'installait à chaque fois que les deux espèces se rencontraient.
Il se garra près de l'échoppe N°28, où Max l'attendait comme prévu, assis sur le rebord du trottoir. Il ne pût s'empêcher d'esquisser un sourire en voyant la bouille bien particulière de son vieux compagnon Max.
- Allez monte... frigo. lui dit-il en rigolant.
C'est réparé ?
- Oui, comme tu peux le voir.
- Hé béh, il faut bien avouer, on peut dire tout ce qu'on veut sur le personnage, mais par contre, c'est un sacré technicien. Du beau boulot c'est sur.
- Il ne m'a jamais déçu, mais je crois que je lui fais un peu peur, ça aide.
- Avec ta gueule d'ange ? Haha. Etonnant !
- Te moques pas. Tu nous emmenes où là ?
- On se rend à la vieille église
Max se retourna rapidement et comtempla Gabriel avec ses grands yeux rouges d'un air intrigué, comme s'il lui demandait "Tu es au courant hein ?", ce qu'il fit d'ailleurs:
- Tu es au courant hein ?
- De quoi tu parles ? C'est Rekia qui m'a dit d'y aller. Y'a deux types qui y on été buté hier soir apparemment.
- Bon, il est temps que je te raconte comment j'ai perdu mon bras, avant qu'il ne soit trop tard...
- Qu'est ce que tu entends par "trop tard" ? Putain tu commences vraiment à me gonfler avec tes secrets.
- Amène nous au café Koma, s'il te plait. J'y passe un coup de fil puis je te raconte tout.
- T'as intérêt.
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