Add something new to Virb:

Virb

Are you sure you want to delete that?

or Cancel

 

Posted on Mar 23, 2008

OM PARAMAR MAINAMAR

LA CHAINE

La nuit tombait en reflets fauves sur la chaîne qui plongeait déjà sous
sa
peau. Ses yeux fixes semblaient utiliser toute l'énergie de sa chair
hypothétique pour garder la lueur bleue captive.

La chaîne à cette heure entamait doucement sa pénétration et les vagues
de
douleur des premières distances infinitésimales étaient titanesques.
Dans
ces heures de délire du dernier crépuscule, il revoyait Les Hommes ;
Babylone ; Rome, l'Amérique. Et l'Atlantide enfin, lorsque la sueur
commençait à tomber et les hurlements retenus à se condenser.

Ces Visions étaient la Connaissance, et la connaissance était le prix
de la
Douleur.

Après cet hallucinant prélude, la chaîne chaque nuit continuait sa
fusion
avec la chair. Les Visions se taisaient alors. L'Immobilité solennelle
rentrait en scène, chaque nuit plus impressionnante, plus nouvelle. Le
Métal
se fondait en lui, dans ses membres d'Etreinte désespérée, et la soif
pathétique d'une présence jouait en sourdine. La chaîne répondait et
envahissait son corps comme la course du sang sous la peau.

Le contact solide dans les os l'enracinait. C'était LA présence. La
seule
qui soit, qui fut. Et le soulagement du contact rompait sa solitude.

Des pleurs coulaient souvent en fleuves de ses yeux, mais comme nul
n'était
là pour les recevoir, on élimine à leur sujet toute hypothèse
romantique :
cette effusion servait sans doute à faciliter l'oxygénation du fer qui
se
décomposait alors dans son sang, amenant sur son visage privé de
maillons et
son coeur indéréglable des éruptions de vide.

Certains, des profanes sans doute, ont suggéré que son état se
modifiait à
chaque trou ; qu'il jouait au voyeur à la lucarne de quelque univers où
LES
CHAINES se nouent et s'enlacent avec d'autres chaînes en des arabesques

d'une beauté indicible, inconcevable.

D'autres ont maintenu que sa vie s'en allait en ces trous, et que,
contrairement aux apparences, cet homme n'aimait pas beaucoup sa vie.

Des agitateurs auraient enfin prétendu sans sourire que les "trous"
étaient
dans la perception que nous avions de lui, et que d'ailleurs personne
n'avait prouvé l'existence de ses larmes.

Mais bien-sûr, les hommes parlent d'eux, uniquement, dans leurs
hypothèses ,
bien souvent, ce qui fait que rien de tout cela n'a été pris vraiement
au
sérieux.

La Chaîne, pourtant, épousait profondément la chair , et il était bien
difficile de déterminer où commençait le métal, et où finissait
l'homme. La
substitution des maillons à la matière organique laissait même voir par

endroits des anneaux de métal étincelant dont la vue était
insupportable,
avec en leur centre des Ovales d'un Vide parfait et terrifiant.

Les quelques êtres qui avaient par inadvertance, par goût du risque ou
par
curiosité regardé à l'intérieur étaient devenus fous, ou vivaient en
Hermites et vénéraient le sable du désert.

Du sang coulait maintenant parfois d'endroits Mystérieux de Sa chair,
et son
allure d'antan, de statue Florentine, était maintenant celle d'un être
ramassé sur lui-même, au visage spectral et au regard insondable.

Le puzzle de son Corps semblait se modifier dans sa structure à la
moindre
variation de l'angle du regard [qui le percevait] , moire aux reflets
indéfinissables et somptueusement désespérés.

L'Homme n'avait jamais émis le moindre son, mais les visiteurs les plus

qualifiés qui s'étaient aventurés vers ses aires avaient fini par
remarquer
que son Autisme Végétal était rompu par des éruptions subites de sang

leur proximité avérée , en des points ésotériques de son corps...
sources
dont la force jaillissante était proportionnelle à la souffrance de
Sympathie éprouvée par le quelconque hypothétique observateur.

Mais ces manifestations, de toute façon, étaient exeptionnelles ; par
ailleurs, les geysers et autres ruisseaux de sang déjà existants se
mettaient à l'inonder avec violence dès qu'une certaine distance était
rompue entre lui et ses occasionnels visiteurs.

Je ne sais combien de Temps durera cette effusion.

En dépit de mon intense Désir, je n'ai pu me résoudre à aller percevoir
son
visage : je craindrais trop peut-Etre d'être sûre de l'avoir toujours
porté
au fonds de moi. Lorsque j'y pense, un immense malaise m'envahit, comme

l'ombre d'un élément fondamental que je connaîtrais sans fin.

Mais je n'ose aller comprendre : j'ai peur d'aller déclencher
l'intarissable
évasion de son sang.

Et cette pensée-là, je ne puis la supporter, comme si un instinct
immémorial
m'avertissait de quelque perte vitale insupportable.

12-12-1982. (ded. to R.P.) Fond Sonore : "Rock Bottom" (Robert Wyatt)
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
.

Free as a cage dropped from the first bursting budd
Aimlessly dreaming the BIRD beyond even The Flight singing Bird Frame
Zapp early child love winter (seeds) around twilightning hardly tomorrow
Inside may Be Inside THE very Inside glimmering ink
Let (all) rest whole softness Rising Heart (among) shifting ecstasy

Sweetly breathing blood Inside your Skinning leaves (the wind seeks?)
Awake us sounding wind through your blooming fingers
You are our love beyond the Bacchian Wall beyond ??? us Your Time owns so (?) Inside
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
The PHOTOGRAPHER (à
ceux
qui aiment Philip Glass)

--------------------------------------------------------------------------------

Bien-sûr : Les Chevaux Sauvages ; l'Ecume des Insomnies . la Mort aux
Lèvres, fleur marine sur ton coeur lunaire. L'attente qui fane
jusqu'aux
yeux d'améthyste, les vagues sur ta poitrine, qui montent, montent
- ton soufle se raréfie -
- tu n'as jamais vue cette image auparavant -
ou plutôt si, tu la reconnais, celle que tu devais asassiner en toi
pour la
devenir, tu as toujours été déchiré par ce cliché de la douleur qui te
sépare, la lame de fond descendante.
Sans doute, quelquepart en toi, une lignede bordure, de part en part,
là où
l'Autre t'indique comment pré-découper ton Désir de ses pupilles qui
savent.
- Il n'a jamais vu, toujours su cette Image auparavant-.
Et les chevaux marins bien-sûr mordent l'écume dans les yeux de leur
soeur
morte-née qui s'arrache sauvagement jusqu'à la dernière artère, réseau
de
Sens enchevêtrés où ses dents de pluie ont tranché hors du doute
obsédant -
Bien-sûr quelquepart dans ses gênes - Tu n'as jamais vuton Image
auparavant
- . Un diamant laboure la chair et lit la folie qui te guette dans le
miroir
Brisé de ta conscience où s'enfonce rageur le poing subit de ta
solitude
imminente.
Peut-être - Tu jures - "jamais plus, jamais plus, je ne reverrai danser

cette fille nue sous la Lune" .... dans cette photo pâle hallucinée la
nuit
où tu ne dormis point.
- "jamais vu, non, jamais vu, danser une image Auparavant" - Jamais vu
/
Déjà Vu. Bientôt su. Toujours vu ces images qui s'éparpillent autour de
ma
tête .........

- Toujours vu le mouvement truqué de la sphère crânienne qui falsifie
chaque
photo, détail, détail, j'ai un jour connu ce détail, il y a longtemps,
ce
détail, ce détail - Toujours comtemplé cette photo avant
ce suicide vagissant, cette terreur grandissante, cette Erreur ,
toujours su
qu'on l'appelait "ma vie".
Bien-sûr le Détail quelquepart, qui manque, cette erreur omise signant
la
Bonne Image, saignant la vraie photo ; ........ un cheval blanc danse
sous
la Lune .......... un cheval fou hennit et tombe sous les éclats de
verre de
mille chevaux épars sur la chevelure d'une mer argentée où battent tes
dix
doigts. L'être et le non-être. Le dit et le non-dit. Jamais vu, non,
jamais
vu cette lumière pâle auparavant, enfin .........- ..........
- ....... Je l'ai VU, je l'ai sue, je l'ai Nue : il y a si longtemps.
Des
écrins minéraux emprisonnent tes mains, mille lignes déchirent ta vie,
-
jamais su, te dis-tu,
baissant la tête Sombre
............................................. Toujours su, jamais su,
ce que
j'ai recherché et ... je veux
........ Tu relèves les yeux.
Une licorne meurt - La lune a l'air si folle - Une fille t'enchante, un

synthé tourne en rond ; tes mains fouillent le Blanc de la pièce si
vide - b
l a n c h e - toute petite - où tu es à genoux . Tes mains jointes
blanchies
aux jointures priant. Tu as mal, un vieux Mal, - toujours su / trop
connu
cette si vieille absence,
au fonds de moi, trop tard vu, trop tard lu, peut-être une présence...

Une Licorne Bleue qui ne savait parler sur son lit d'abandon te fixa en

silence

Mille chevaux de pluie dansent dans ton regard, mille vagues de pleurs
à
l'assaut de ta poitrine : toujours su, trop caché , ce regard
maintenant
Mille présents perdus éclatent en silence. La musique d'hier,
mélancolie
marine, "toujours su, toujours su déchirer ce visage", ... toujours vu,

toujours vu la photo CET INSTANT. La Photo de folie qui te disait la
route
qui te barrait la peur de tes milliers d'enfants ...
... Les éclats de poussière, prophétie de ta tombe, les mille et un
instants
au précédent pareil, ou presque toujours vu, toujours vu cette photo
avant,
un détait dèjà-vu et en plus Ce moment.
Mille photos de vie implosent dans ta tête,
"je voudrais RECREER l'Image-Maintenant"

reflet attendant un regard : pour devenir réèlle et franchir sa Limite,
sa
ligne de bordure d'en-deçà du Présent, voir enfin le soleil, n'être
plus
réflexion,
voir mes yeux dans tes yeux, qui se verraient d'yeux perçus en ses yeux

vastes.
La folie chanterait son langage message
Les chevaux de la mer s'éloigneraient déjà
"Sur le rivage neuf, ttoujours vu ces Visages
Ces bouches avides de parler l'Identique Langage
Toujours su, traversé, l'Image, Maintenant
Les corps délimités par le mal d'ignorance
Se connaîtraient sans fin en se fondant au loin
Toujours su toujours su l'Image/Maintenant.
Le langage de la folie chante sur la sagesse
Qui s'endormit en toi tant de milliards damnées ...
Les anneaux de Saturne
Se brouillent dans tes yeux, se fondent dans le noir de l'iris sans
tristesse,
Subvertissent de Blanc l'Immensité/Tendresse, couleur réinventée de
la Lettre à venir sur le Corps de Caresses.

Toujours su, toujours su, l'Image de douceur à toucher de cent doigts,
rire
de Mille Yeux, Brûler de plus de Formes
- Toujours été bien-sûr ce feu ce coeur battant
Des Flammes sidérales évclatent dans tes rêves, innombrables courses de

Signes : La VIE renaît déjà.
19 Janvier 1984 . M-T.L. (Philip GLASS : "The Photographer".1983)

------------------------------------------------------------------------------
Le Jour glisse au fonds de la conscience
Les pensées se sont évaporées
Je crois que que quelqu'un habitait en moi Hier
Le VIDE est un peu plus grand que la Reconnaissance

Reconnaître c'est dire merci aux Astres
D'avoir bien voulu répéter l'information
que l'on EST à la nature et aimer la redondance dans l'Autre,
Délicieuse antinomie ...
XXX
Si l'on existe bien au monde, plus rien sans doute n'est à reconnaître
la Culture peut bien vous accuser de vouloir la changer
à un, à deux, à cent ... au-delà ... Je ne suis pas cultivée sur
l'Au-delà

La Nature peut bien vous Répéter ...
"Nous sommes faibles, et, pour
avoir une chance de survivre, devons être nombreux ..."
- Mais si je suis seule et crois Te reconnaître ?
Je ne suis qu'un enfant/miroir qui s'aime dans tout ce qui passe
et à tout vent se dissipe ... xxx ... /
... et attend que tous s'arrêtent pour se regarder ...
Je suis une provocation de la Nature à la Culture
... ME BRISER PORTE BONHEUR ...
Le Soir glisse sur mes Yeuxxx sans reflets ...
rien en moi que le silence
( ??-??-1989 à J. Greaves "(the rest is) SILENCE").
---------------------------------------------------------------------------------------
Death may be The Number
And Birth the Word
Reply Rewind Repeat, the LIGHTest mistake, WE ARE
Roughly(as could say P.K. my Taï Chi teacher)
Evil : It's our Job ( :wink:): WanderingCraft Mistakes
Nudes,Bleedind Beauy rememberanceWeapondedBlooming till Fruit (19-XII-2007)

Loading comments...

Likes

Details

Viewed 88 times

© 2008 LostPhotographer

virb.com/t/528397
tweet!

Flag this text post!

Flag this text post as:

or Cancel

 

Advertisement

Flag this profile!

Flag this profile as:

or Cancel