Je joins mes mains à mes idées, post-inutilités du genre grotesque, t'as les joues rosées par tes sentiments fluorisés, parce qu'au fond les liens que tu tissent sont plus légers que le savon sur lequel tu glisses. Elles filent tes émotions, à toute allure tête de con, tu croyais faire le malin, mais dans la rue tu souris plus qu'aux chiens. Baisse les yeux pauvre envieux, tu baves sur les belles émotions mais tu les salis pour de bon. T'as le ventre plus gros que le coeur, et tu bouffes et tu bouffes, c'est le talon aiguille qui te demandes d'avaler maintenant, avale ces conneries, avale ces horreurs qu'on te dit, avale leurs peurs et avale ce qu'il reste de ton bonheur. Jusqu'au bout tu auras saturé les belles images dont tu rêvais, trêve de rires maintenant tes cernes sont mornes et tes envies sont ternes. Au lieu de croire que tout se joue dans la cour des grands, va voir un peu dans les bacs à sable c'est là que tout s'apprend.
Pour fêter cet élan d'animosité verbale, je m'en vais siroter une grenadine au soleil, mes couettes et moi vous saluons du bout des lèvres.